Notre actualité

Le bulletin d'actu

Presse

Nous contacter

Comment expliquer ce déclin ? Plusieurs causes sont mises en avant pour expliquer l’érosion des populations d’insectes pollinisateurs.  S’il existe une focalisation médiatique importante sur les effets des pesticides et de certaines pathologies, un nombre croissant de travaux plaident pour une origine multifactorielle. Le parasitisme, la malnutrition, la perte des habitats, la malnutrition ou encore des causes chimiques mais aussi climatiques ne doivent pas être ignorées. Les différents travaux scientifiques réalisés dans ce domaine ne permettent pas d’isoler un facteur unique à même d’expliquer les mortalités observées. Aussi, le déclin des populations d’abeilles et de leur santé n’est pas à mettre sur le compte d’un facteur unique. Il est sans doute le résultat, comme pour de nombreux autres groupes zoologiques, de causes multiples, connues et non identifiées, agissant séparément ou en combinaison. C’est le constat fait notamment par l’ANSES dans son rapport publié récemment sur les co-expositions des abeilles aux facteurs de stress.

 

Face à ce constat, l’agence sanitaire reconnait un manque de données scientifiques sur certains types de stress et sur les effets des stress multiples. Or, seule l’acquisition de ces connaissances, obtenues dans des conditions réalistes d’exposition, permettra la mise en œuvre de plans d’actions efficaces pour préserver la pollinisation.

Afin de sensibiliser un large public à cette problématique, la Fondation Rovaltain a noué un partenariat avec l’Ecole Supérieure Art & Design de Grenoble Valence pour la création d’une exposition Art & Science de 75 toiles sur le thème «La disparition des pollinisateurs dépend de la mobilisation de l’Homme».

 

DECOUVREZ LE PROJET

 

Abeilles et pollinisateurs

En Europe, 84% des cultures sont pollinisées par les insectes. La pollinisation permet la reproduction des plantes mais elle favorise également l’adaptation et la diversification des espèces du fait du brassage génétique qu’elle produit. Cette fonction vitale au sein des écosystèmes est majoritairement assurée par les insectes pollinisateurs en tête desquels figurent les abeilles mais qui rassemblent une grande diversité d’insectes incluant d’autres Hyménoptères tels que les bourdons mais aussi les mouches (Diptères), les coccinelles (Coléoptères) ou encore les papillons (Lépidoptères).

 

Depuis une soixantaine d’années, différentes observations mettent en évidence une mortalité accrue chez les abeilles, un phénomène qui s’est accentué au cours des 15 dernières années pouvant aller jusqu’à affecter plus d’un tiers des colonies dans certains pays. Les abeilles ne sont pas les seuls insectes touchés par ce phénomène de mortalité. Les papillons sont également affectés avec par exemple une diminution de plus de 90% des populations de papillons monarques aux Etats-Unis entre 2012 et 2015. Mais pour une grande majorité d’insectes pollinisateurs, les données qui permettraient de mettre en évidence un déclin populationnel sont manquantes.

 

En mettant en danger le processus de pollinisation, le déclin des insectes pollinisateurs représente un enjeu majeur pour notre société dont l’alimentation dépend en grande majorité de la pollinisation des plantes à fleurs. En effet, de la fraise au cacao en passant par le café et les pommes, il est estimé qu’un tiers des récoltes mondiales dépendent de la pollinisation par les insectes soit une valeur  économique de la pollinisation estimée à 153 milliards d’Euros selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Ce phénomène de déclin pourrait à terme affecter différentes branches économiques. S’il est clair qu’un déclin accru des populations d’insectes pollinisateurs affecterait l’industrie agro-alimentaire, d’autres branches comme par exemple la cosmétique et la pharmacie, fortes consommatrices de molécules issues du monde végétal, seraient aussi touchées. Mais au-delà de l’altération de la pollinisation, la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs génèrera d’autres perturbations notamment en termes de biodiversité du fait du rôle que jouent ces insectes dans la chaine alimentaire et de la place qu’ils occupent dans les écosystèmes.

 

Que fait la Fondation Rovaltain sur la thématique de la santé des abeilles ? L’étude des effets à long terme des polluants dans des conditions environnementales réalistes nécessite des financements significatifs.

C’est dans un objectif de facilitation des travaux de recherche que la Fondation Rovaltain dispose d’un programme « SAUVONS LES ABEILLES !!!  » un programme scientifique, d’une durée de 5 ans et avec un budget de 3 Millions d’Euros, pour comprendre et maintenir un environnement sain pour les abeilles et les pollinisateurs. Ce programme a ainsi pour objectif de produire des connaissances scientifiques sur les effets des pollutions multiples sur la santé des abeilles et des pollinisateurs via deux approches complémentaires :

 

 

 

-  La mise en œuvre de La Ruche des Sciences qui va permettre d’aborder la problématique de la disparition des pollinisateurs de manière synergique à travers différents aspects complémentaires et ainsi prendre en considération l’aspect multifactoriel de la problématique.

 

-  Le financement d’actions de recherches ciblées sur les causes toxicologiques et écotoxicologiques de cette disparition.

 

Les deux approches menées de front s’alimenteront mutuellement. Les connaissances acquises en toxicologie et écotoxicologie seront mises en perspectives par les acteurs de la Ruche des Sciences venant d’horizons différents qui à leur tour pourront proposer un regard nouveau sur les données toxicologiques et écotoxicologiques.

Copyright Fondation Rovaltain 2017

Mentions légales